Des procédés de fabrication doux, rendus possibles par l'artisanat

Je fabrique tous mes produits moi-même, le la pesée des ingrédients à l’étiquetage, dans le respect des matières, de la nature et de l’humain.

Le choix de mes matières premières est également central, en cherchant à valoriser les approvisionnements éthiques et biologiques.

Un autre ingrédient très important est l’amour de son métier…
J’aime mon métier, et cela aussi se ressent dans la qualité des produits. En vous partageant mes créations, je vous transmets également ma passion pour la nature et les belles matières qui la compose. Autant de choses que ne peut pas reproduire l’industriel…

 

La Saponification à froid,
qu'est-ce que c'est ?

Je fabrique les savons avec la technique de la saponification à froid qui est la méthode ancestrale de fabrication du savon remise au goût du jour.

Elle consiste à mélanger un corps gras – des huiles végétales dans mon cas – avec un alcali (élément basique). Aujourd’hui, on utilise communément la soude, ou hydroxyde de sodium comme alcali.
Le mélange est mixé jusqu’à l’obtention d’une pâte semi liquide. C’est à ce moment là que j’ajoute des couleurs et des parfums (argiles, macérâts de plantes, huiles essentielles). Puis, je coule la pâte à savon dans mes moules (avec ou sans marbrage) et je laisse reposer quelques heures. Le savon se solidifie pour devenir un bloc que je démoule pour ensuite le découper en pains individuels. Je dispose les pains sur des grilles de séchage où ils restent en cure pendant au moins 1 mois.

Mais pourquoi le savon à froid est-il si bon pour la peau?

La spécificité de la méthode à froid réside dans son opposition à la méthode à chaud.
En effet, la méthode à chaud employée pour le savon de Marseille et le savon d’Alep, en plus de chauffer énormément les huiles, consiste à doser la soude en excès par rapport aux huiles. Ensuite, l’excès est retiré en même temps que la glycérine. En résulte un savon très asséchant et voire même décapant.

Dans la méthode à froid, celle que j’emploie, ce sont les huiles qui sont en excès, de sorte que toute la soude est naturellement consommée par la réaction de saponification. Ainsi, nul besoin de retirer un excès mais bien au contraire, la glycérine également issue de la saponification est entièrement conservée (elle est présente à plus de 7% dans mes savons). De plus, le savonnier à froid fait en sorte qu’une partie des huiles subsistent dans le savon afin qu’il soit légèrement surgras.

La glycérine et le surgras sont donc les deux éléments « magiques » qui font du savon à froid un savon unique, qui lave en douceur, sans agresser la peau, sans la dessécher.